René Dunan, né le 13 novembre 1793 et mort le 7 mai 1885 à Nantes dans la Loire-Atlantique, était un fondateur, un enseignant, un professeur et surtout le premier directeur sourd français en 1825.
Il forme, autour de 1820 une douzaine de Sourds dans sa propre maison natale et, en 1824, fonde chez lui une première école de sourds-muets, recevant tous les jours six élèves.
En décembre, le Conseil Municipal du département de Loire Inférieure s'intéresse à son ½uvre et le prenne en charge.
En 1825, il est directeur à l'Hôpital de Sanitat.
Le Conseil Municipal lui offre un crédit de cinq cents francs, en 1826, et lui présente un projet de fondation d'une institution de sourds-muets, car sa maison est insuffisante :
* Les garçons sont alors accueillis à l'Hospice de Sanitat.
* Les filles sont placées à la Maison de la Providence sous la surveillance des s½urs de la Sagesse, mais sous le contrôle éducatif de René Dunan.
Dès 1827, les Frères de Saint Gabriel s'occupent seuls du quartier des garçons.
En 1833, le Conseil Général fonde dix bourses pour le département et approuve la proposition d'un pavillon d'un ancien couvent de Bénédictins : le Couvent de Saint Jacques dans le village de Pirmil, transformé depuis lors en hospice pour vieillards, miséreux et aliénés, comprenant une chambre pour l'instituteur, une salle de classe et deux dortoirs de 12 à 15 élèves.
René Dunan, en 1834, recherche en vain un adjoint pour le seconder dans sa tâche d'enseignant. Il trouve alors un cordonnier : il lui apprend la langue des signes. Mais aucune trace d'acceptation de la commission.
Vers 1834-1835, La municipalité de Nantes obtient du Conseil général le transfert de l'école à l'Hospice général de Saint Jacques.
Le statut officiel de l'école devient, en ce 1er août 1835, une Institution Départementale après les démarches diverses qui s'installe alors à l'hôpital Saint Jacques.
Le 23 mars 1840, la commission rédige un règlement de discipline intérieure pour l'établissement des sourds-muets.
L'administration des Hospices de Nantes envisage, en 1842, d'agrandir l'½uvre de René Dunan, étant toujours seul à enseigner et la situation devient de plus en plus difficile malgré sa volonté de continuer. L'administration pense alors à des successeurs.